Petit vidéo basée sur l'infographie "Rumeurs" de Nowhereelse et réalisée en partenariat avec CacestGang ... L'info la plus étonnante viendrait de l'absence de retard du produit ... :)
Un petit vidéo de DBA Worlwide qui donne une fois de plus l'ampleur des informations échangées sur les réseaux chaque jour. Comme d'habitude ça donne à la fois le vertige (même si on commence à s'y habituer) et la certitude "qu'il faut y être".
Certes c'est bien fait mais une fois de plus, l'avalanche de "millions" et de "milliards" délaisse complètement l'aspect qualitatif. Il ne suffit pas de pouvoir s'adresser à des planètes entières. Il faut également savoir quoi leur dire et comment. Et dans ce comaine, les outils de mesure de la qualité de la conversation sont plus aléatoires. Même si l'adage veut "qu'il faut prendre la parole avant qu'on ne le fasse pour vous", qu'en est-il de bafouiller et bégailler face à des millions d'auditeurs? :)
Ok c'est à la mode, ok ça peut être efficace, ok il faut y être ... Mais si parfois (souvent), les professionnels et les entreprises investissent les réseaux sociaux juste pour "occuper le terrain" sans réelle réflexion de fond et de contenu (et se heurtent alors à de sévères déconvenues) c'est aussi de l'autre ôté de la barrière, celui des créateurs networks, qu'on trouve parfois des idées au sujet desquelles on se demande ...
C'est par exemple le cas de Bump. Idée simple : vous créez un profil autour de votre plaque d'immatriculation (mail, tel, ...) et permettez ainsi à votre véhicule de devenir un moyen d'identification et de communication. Grâce à lui (et à sa plaque) on peut vous joindre et discuter avec vous. Cela nous donne un clip promotionnel dans lequel, les instigateurs, sans doute shootés à la fraise tagada et abreuvés d'heures de visonnage des Télétubbies nous entrainent au pays des Bisounours. Dans ce pays, on prévient son voisin que des flics malveillants sont en train d'aligner son véhicule pourtant pas si mal garé que ça, on envoie un sms pour mettre en garde contre une fuite d'huile, on drague gentillement la jolie blonde croisée à un carrfour sans arrières pensées sallaces ou volonté de harcellement et on sauve les pauvres chien enfermés en peine canicule dans des gros 4x4 ... Bref au pays des Bisounours tout n'est qu'entraide, amour et fraternité et ça donne ce genre de clip promo ...
Curieusement, dans mon monde à moi, l'automobiliste n'est pas forcément un farouche adepte du free hug et j'imagine, mais je suis peut être un peu tordu, une toute autre utilisation de ce réseau social. Ou en tous les cas un tout autre contenu et des tournures de messages plus "crus". Car qui n'a jamais rêver de pouvoir insulter le conducteur de la Ford bleue immatriculée BP3004T qui vient juste de vous refuser une priorité ou de couvrir d'horreurs verbales cet espèce de ... qui vous a piqué votre place de parking, c'est pourtant pas compliqué bordel, y'a mon nom dessus !
Sur les réseaux sociaux comme sur les autres médias il faut distiguer le tuyeau (qui peut être novateur et original) et le contenuque les utilisateurs vont fourrer dans ce derner. Car derrière tout dispositif technique, il y a des utilisateurs ... qui ne vivent pas tous sur l'Île aux Enfants ...
Youtube continue son exploration artistique. Après la musique et la formation d’un orchestre sur la base d’audition via le site de partage, c’est au tour des créateurs vidéo d’être reconnus. Associée à la Fondation Guggenheim, la plate-forme propose, après sélection, une liste de 125 clips (parmi 23 000 soumissions) qui feront prochainement l’objet d’une expo. Si le parrainage est prestigieux et l’exposition pour les artistes aussi réjouissante que massive, on a quand même envie de dire « rien de bien nouveau ». Il s’agit d’un « concours » de plus et finalement la seule différence vient des moyens de récolte des participations. Au lieu d’envoyer une œuvre au jury, l’artiste l’installe sur la plate-forme. Les aspects liés au partage et au participatif ne sont pas exploités. Point d’œuvre collective à l’horizon. Les créateurs créent dans leur coin puis montrent … sans changer l’approche qu’ils ont de leur art. On modifie la méthode de diffusion, pas le contenu. Le classicisme du dispositif va jusqu’à conserver un bon vieux jury à l’ancienne sans aucune intervention des millions de visiteurs de Youtube (si l’on en croit le règlement, le choix des exposables est en effet effectué par un collège d’exégètes placés sous la présidence de la Conservatrice en Chef de la Fondation … que voulez-vous, l’Art est une chose trop sérieuse pour la laisser à la merci à l’internaute lambda). Pas de révolution au fond et une conservation de chasse gardée étonnante de la part d’un site de partage. Il y’a quelque chose de pourri au Royaume du Réseau social (ce serait un peu comme une page Facebook sans contenu dédié et sans possibilité de commentaires et de discussions … qui oserait faire ça? ).
Ceci dit, le projet Youtube Play permet tout de même des découvertes vraiment réjouissantes et juste pour ça mérite qu’on ne s’acharne pas dessus (donc oubliez le paragraphe précédent) … Dont celle là …
Et celle là ... qui fait un peu penser à du Matt Harding sous acide ...
C’est une nouvelle d’une tonalité sensiblement différente de celle couramment rencontrée dans les articles parlant de jeux vidéo et abordant le sujet des conséquences de leur pratique. Pendant des années il a été de bon ton de faire naviguer les pratiquants entre des caricatures tirant au mieux vers des autistes addicts binoclares ou des ado attardés boutonneux velléitaires et bedonnants, au pire vers de potentiels serial killers adeptes de l’énucléation au coupe-ongles et de la décapitation à la tronçonneuse (alors que chacun sait pourtant que la seule utilité des tronçonneuses réside dans l’apprentissage du jonglage). Ces postures ont d’ailleurs fait progressivement sombrer la communauté des gamers dans une paranoïa nourrie vis à vis des médias comme l’a par exemple prouvé cette année l’épisode du Meuporg qui, parti d’une simple erreur de prononciation d’un journaliste (trop) matinale ne maitrisant ni son papier ni son sujet (d’un autre côté il n’était là que pour faire un revue de presse,on ne peut pas être pointu sur tout ma pauvre dame …), en a immédiatement et de façon épidermique cristallisé l’agressivité de façon exagérée et parfois drôle (faux site, t.shirts, détournement dans des web séries, …).
C’est pourquoi quand on croise une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Rochester (publiée dans Current Biology) qui va à contre sens de certaines idées reçues, ça fait du bien. Selon cette dernière, la pratique de certains types de jeux améliore la rapidité de prise de décision et de résolution de problèmes. Après tests et comparaison des résultats entre une population de joueurs réguliers et de non joueurs, le premier groupe s’est révélé largement supérieur face à une série de problèmes et d’énigmes posés. Ce qui est intéressant, c’est que ces non gamers, soumis à une formation intensive et ludique (à des jeux de simulation ET d’action), ont vu par la suite leurs performances très nettement améliorées après à peine une cinquantaine d’heures, les faisant pratiquement atteindre le niveau des « spécialistes ». Il est à noter que le type de jeux le moins efficace en terme « d’apprentissage » est curieusement la catégorie Stratégie qu’on aurait pourtant cru propice au travail de l’intellect.
Si on ajoute aux résultats de cette étude ceux contenus dans le document « Virtual Worlds, Real Leaders » établi pour IBM en 2007 (qui commence par cette phrase de Byron Reeves, Professeur de Communication à Standford « If you want to see what business leadership may look like in three or five years, look at what’s happening in online games ») et qui établissent une corrélation directe entre les capacités rencontrés chez les meilleurs joueurs de jeux en réseaux et celles de leadership nécessaires dans la « vraie » vie, la réhabilitation n’est pas loin. Si en plus, on se plonge dans le très documenté ouvrage de Antonio Casilli (Liasons Numériques – vers une nouvelle sociabilité) dans lequel l’auteur explique que les nouvelles technologies de l’information et de la communication, loin de leur mythe désocialisateur (néologisons gaiement au passage), sont devenues un moyen de « sociabilité » supplémentaire (en nous aidant par exemple à travailler notre « positionnement social »), on sourit et on serait même à deux doigt d'un "alors, je vous l'avais pas dit?" … Lâchez vos sudoku , les futurs Maitres du Monde sont peut être déjà en train de jouer à Halo ou Aion et vous avez déjà pris un certain retard au niveau du leveling et du stuff ...
Tournage d'un petit spot de promo pour un match exhibition au profit de la Fondation de Roger Federer (qui vient de récupérer sa place de n°2) et fou rire d'un quart d'heure. La preuve qu'il y'a une bonne ambiance entre ces deux champions, rivaux depuis des années pour la suprématie tennistique mondiale :-) Comme quoi on peut se balancer des parpaings à la tête toute l'année et finalement être pote. C'est (un peu) long, mais c'est sympa ... mais c'est un peu long ...
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