Bonne ambiance au sommet de l'ATP

Tournage d'un petit spot de promo pour un match exhibition au profit de la Fondation de Roger Federer (qui vient de récupérer sa place de n°2) et fou rire d'un quart d'heure. La preuve qu'il y'a une bonne ambiance entre ces deux champions, rivaux depuis des années pour la suprématie tennistique mondiale :-) Comme quoi on peut se balancer des parpaings à la tête toute l'année et finalement être pote. C'est (un peu) long, mais c'est sympa ... mais c'est un peu long ...

Source : Zoofs

Be Stupid ... en lâchant vos ordinateurs.

Diesel persiste, signe et enfonce le clou en suivant à la lettre son nouveau slogan érigé en ligne de conduite. Mais, comme l’annonce les premières phrases du clip, quitte à être stupide, autant le faire au grand air avec des vrais gens. Pour rester dans la lignée de leur dernière vidéo interactive et se servir des réseaux sociaux, détournement organisé du digital Facebook qui devient le très analogique Facepark et convocation de tout le monde sur le gazon avec statut en carton, poke en mousse et demandes d’amis en direct. De quoi se rappeler que nos premières boums étaient déjà des réseaux sociaux et qu’à l’époque, le quart d’heure américain remplaçait le petit poke balancé en lâche.

C’est bête, annoncé comme tel et juste efficace. Détournement d’un standard de l’univers virtuel qui sert de prétexte à un rassemblement en chair et en os qui finalement se retrouve, en vidéo, à buzzer sur les réseaux … Reste à savoir ce que donne la fréquentation IRL les groupes tels que la « Fédération Française de Roulade », « J’ai toujours rêvé d’être la voix intérieure de Thomas Magnum » ou « Sauvez un arbre, mangez un castor » …

Révolution Réseaux Sociaux, petite mise à jour ...

Après une première version dévoilée en juillet 2009, voici la vidéo version 2010 avec les statistiques actualisés. Ca va vite, c'est plein de paquets de zéros dans tous les sens et ça donne le vertige. Mais il faut reconnaitre que c'est implacable d'efficacité ... et d'évidence. Alors pour ceux qui ne sont pas experts en sténo et qui ne veulent pas visonner l'engin 12 fois de suite voilà quelques petites choses à retenir pour briller dans les cocktails :

 

- 96% des moins de trente ans (population mondiale) sont actifs sur les réseaux sociaux,

- Les réseaux sociaux ont réussi l'exploit de détrôner le porno comme activité première sur le web (même si les deux domaines ne sont pas toujours clairement dissocable),

- Le département de l'éducation américain à vérifié qu'en 2009 les étudiants ayant reçu des cours en ligne sont meilleurs que ceux ayant reçu un enseignement "live",

- 78% des personnes interrogées font confiance aux recommandations de leur entourage ... contre seulement 14% de taux de confiance dans la pub,

- Seulement 18% des campagnes TV traditionnelles ont un ROI positif,

- 25% des resultats de recherche concerant le 20 plus grosses marques de la planète sont liés à de l'UGC.

 

Be stupid ... mais avec classe.

Après avoir osé un positionnement original avec sa campagne "Be Stupid", Diesel enfonce le clou et se permet juste, s'il vous plait, de réunir dans sa dernière création un florilège de ce qui peut se faire de mieux et de plus inventif sur le web. C'est une espèce de réponse quasi exhaustive à la question : "Bon, j'ai envie de faire du viral moderne, intelligent et qui renforce élégamment l'univers de ma marque ... alors les créa on fait quoi?". Et ben on fait ça :

- On tourne une jolie pub interactive (c'est la mode)

- On caste des les acteurs au sein de la communauté de fans (ça renforce les liens)

- On permet au spectateur de consulter le catalogue en même temps par des arrêts sur image bien foutus (parce qu'on est quand même là pour vendre des fringues, pas pour exposer dans un musée. Faut pas déconner)

- On lui permet de commander instantanément (parce que l'achat impulsif ça existe, si, si ...)

- Et encore plus fort, on permet la redirection sur les réseaux sociaux personnels des danseurs/fans/comédiens !

C'est bien fait, beau, efficace ... Quand je pense qu'il y'a encore des boites qui distribuent du flyer dans la rue ... Chapeau bas.

L'aspect interactif de la création ne permettant pas de l'intégrer, c'est ici que ça se passe.

Maladie Socialement Transmissible

L’émergence de nouveaux outils porte toujours en elle une longue part d’apprentissage. On tâtonne, on teste, on croit avoir trouvé, on trébuche … Et puis comme pour les nouveaux médicaments, on découvre progressivement les effets secondaires, pratiquement indiscernables aux prévisions les plus attentives et érudites. C’est un chemin inévitable auquel les réseaux sociaux n’échappent pas. Alors que les communicants sont encore (à des stades très hétérogènes) en période d’affutage pour l’utilisation de ces médias, les surprises et autres « dommages collatéraux » peuvent connaître des origines plus qu’inattendues.

D’un côté, annonceurs et agences se creusent la tête pour trouver l’angle d’attaque le plus efficace pour investir Facebook et s’adresser de manière idoine à leur communauté. Dans toutes les réunions, un mot revient en boucle depuis déjà longtemps, sésame incontesté et majoritairement proclamé comme tel (même si à mon sens le « combat » s’est depuis légèrement déplacé vers d’autres innovations) : le viral. Métaphore médicale qui aujourd’hui passe du figuré au propre et devient malheureuse.

Car en face de la tribu communicante se dresse la communauté scientifique. Celle qui analyse, rationalise, équationnalise … Un armée de têtes bien pleines, dont manifestement la plupart ont beaucoup trop de temps libre et qui passe son temps à chercher des corrélations. Corrélation entre la consommation de bière mondiale et les ventes de gourmettes, entre la couleur à la mode cet été et son impact sur la couche d’ozone (il y’en a forcément une par l’intermédiaire du spectre lumineux, sinon ça servirait à quoi d’avoir fait autant d’années d’étude) … Curieusement, aucun modèle scientifique ne semblait avoir été établi quant au rapport possible entre la toux subite d’un volcan nord européen et ses effets sur le transport aérien international. Mais que voulez-vous ma pauvre dame, on ne peut pas tout envisager, tout embrasser, tant les champs des possibles scientifiques sont vastes et encore emplis de vierges étendues dans lesquels nous n’avons pas encore eu le loisir de nous ébrouer, nus sous nos blouses blanches, des éprouvettes à la main et des microscopes où vous voulez, je n’ai jamais été doué pour le rangement …

En revanche, un de ces cerveaux a eu l’idée, par je ne sais quel cheminement intellectuel qui ne s’explique souvent que par absorption de substances un peu plus actives que le Coca Light, de corréler l’utilisation de Facebook et la propagation de maladies vénériennes. Pour moi, un tel grand écart, c’est un peu comme sentir le besoin irrépressible de vérifier l’influence du nombre de ronds points sur l’apparition d’ongles incarnés dans un village de moins de 800 habitants. Mais que nenni foule incrédule, ce fut un coup de génie. Bingo scientifique dont je vous livre les résultats.

Des experts de la santé du Royaume Unis ont mis en évidence que dans certaines régions du pays (Tesside, Durham ou Sunderland) où l’utilisation de Facebook est supérieure de 25% à la moyenne nationale, les cas de syphilis ont été multipliés par quatre. Raison invoquée : le réseau social facilite les rencontres d’un soir.

Quels enseignements tirer de cette formidable avancée scientifique ? Qu’internet tendrait, grâce à certains outils, à favoriser le rapprochement des corps ? Je ne veux pas m’avancer mais je crois même, au risque de frôler la science fiction, que certaines entreprises capitalistes sans scrupules en ont fait leur activité principale et leurs beaux jours depuis des années. Que Facebook, qui a répondu à cette nouvelle en affirmant que « les MST ne se transmettent pas par internet » vient de donner de nouvelles pistes d’investigation à la foule scientifique qui va de ce pas chercher à contrer cette affirmation profane. Que si ce sont mes impôts qui servent à financer de telles recherches, j’exige de les récupérer sur le champ ?

La vraie question, en fait, est : si cette nouvelle crée un buzz, y’aura-t-il une marque de préservatif assez réactive pour s’engouffrer dans la brèche et lancer une campagne de communication virale efficace sur Facebook ?

Polysémie et port du préservatif ...

Avez-vous vu les spots de la dernière campagne TV de l'INPES pour le port du préservatif ? Ou plutôt, avez-vous vu le spot prenant comme nœud dramatique (sans aucun mauvais jeu de mot) "l'infidélité" (ci dessous) ?

Plan rapproché taille (oui je connais aussi les termes techniques qui font bien dans les cocktails), image en noir et blanc esthétisante et éclairage intimiste ... en un mot propre et sérieux. Au centre, un mari adultère. Bouuuh le vilain commence à vociférer la mé(na)gère de moins de cinquante ans, surentrainée qu'elle est par les années passées à vouter petit à petit, à grands coups d'aboiements aigus, les épaules d'un mari qui n'a commis comme seule faute que la tentative d'oubli de sa moitié en jogging et chaussettes dépareillées et des ses trois erzats braillards (ils tiennent ça de la génitrice) à coup de "allez Marcel tu en boiras bien un dernier, il est pas tard" ... Mais attention, identification publicitaire oblige, il s'agit d'un adultère unique, du genre qui n'a trompé sa femme qu'une fois (du genre qui n'existe pas quoi, pur fantasme de communicant. Comme dit mamie, "quand on a commencé à lorgner dans l'assiette de la table d'à côté" ...). On le lit dans ses yeux et dans son port de tête. On embrasse en un plan tout le non-dit. Une toute petite faute, pas un récidiviste. L'honneur est (presque sauf). il est contrit de repenti (pléonasme de communicant), là, seul, au milieu de l'image sur son tabouret inconfortable. Le mari moyen peut s'identifier. L'épouse moyenne peut pratiquement pardonner.

On est pas en face d'un excité de la quéquette qui disperse son ADN à tout va. On le sent. On imagine le scénario. Il avait bu (excuse de communicant, chapeau bas  pour l'alibi les gars, on n'y avait pas pensé à celle là, merci du tuyau, on va s'empresser de la tenter pour voir et on vous fera un debrief), il voulait pas, c'est elle qui lui a sauté dessus, il faisait froid, il faisait sombre, il était pas rassuré, elle ne portait pas de survêt' un jour de semaine, il le fera plus, promis, juré, craché ... Pour un peu on lui taperait sur l'épaule en lui disant que ce n'est pas de sa faute, que l'érosion insidieuse des années, que le quotidien, que la disparition de l'excitation des premiers jours, que sa femme en jogging violet, que ... qu'on comprend quoi. Allez reprends toi l'ami et viens boire une bière. Ah non merde pardon, j'ai rien dit. C'est vrai, tu as raison, ton cerbère attitré risquerait d'apprécier moyen. C'est dommage, je connais un bar bondé de femmes éthyliques que la pénombre rend faciles.  Non toujours pas? Bon ok. Si tel est ton désir le plus profond, je n'insite pas et te laisse rentrer seul, parcourir le long chemin de la culpabilité inutile. Finalement ça en fera plus pour moi. Enfin vous voyez le tableau, le mec sympa quoi. Il a avoué messieurs les jurés. Il a l'air sincère. Relaxez le et rendez le à sa famille, en plus cet après midi y'a Drucker à la télé. Bonne ligne de défense rien à dire ... quand soudain, aprés ces quelques phrases d'excuses rôdées et crédibles, le dérapage : "Le pire, c'est que j'ai pas mis de préservatif" ... "le PIRE c'est que j'ai pas mis de préservatif" ???

Ah merde désolé ... j'avais pas compris. Moi je croyais que le pire c'était d'avoir trompé ta femme. Je n'avais pas intégré la thématique du tout. A côté de la plaque complet que j'étais. Le pire c'est de ne pas avoir mis de préservatif... A la première écoute on se dit "tiens il a du se tromper dans son texte là" ou on pense à la pression qui, après une confession déchirante, se relâche trop vite, d'un coup, et provoque la faute de carre synthaxique. Phrase suivante : "j'ai du en parler à ma femme pour éviter de la mettre en danger". Tout s'éclaire. Confirmation de la méprise. Le remord disparait. L'aveu ne vient pas d'une quelconque culpabilité et de la volonté de remettre à plat une relation pour, ensemble, main dans la main, continuer à avancer sur le tortueux chemin de la vie dans la confiance mutuelle retrouvée et l'honneteté partagée blablabla blaaaaa ... couic ... L'aveu est médical, hygiénique. Ce que nous dit cet homme qui, avec ça tête baissée et son regard de cocker anorexique, avait pratiquement réussi à amadouer les plus puritains d'entre nous c'est "le pire qui puisse t'arriver si tu trompes ta femme c'est d'oublier de mettre un préservatif parce qu'après tu seras obligé de lui dire pour ne pas la mettre en danger. Alors que si tu penses au latex espèce de petit écervelé, c'est ni vu ni connu". Et par extension : "Ou alors tu as déjà atteint le point fatidique où les seuls contacts physiques que tu partages avec ta moitié sont les frôlements d'épaules quand vous n'avez vraiment pas le choix et qu'on vous demande de vous rapprocher pour entrer dans le cadre d'une photo et là, petit veinard, c'est carnaval ! Point de nécessité d'aveu, liberté totale d'équipement (ou non)".

Ca frise la communication subliminale ce truc là. Ceci dit ils ont eu l'agilité de poser sur le tout un slogan ploysémique : "On est tous, à un moment ou à un autre, concernés par le préservatif" ... j'ai envie de rajouter "grave" pour encore un peu plus élargir l'audience (reflexe de communicant). Et vous, vous en êtes où ?

 

La preuve en images ...

 

 

Bilan mitigé ...